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« Cette dernière étape jusqu’à Cherbourg est décisive »

Interview. La flotte des Figaristes quitte Kinsale aujourd’hui. Départ à 14 h. 435 milles jusqu’à Cherbourg, en faisant un virage par le nord de la Bretagne. « Cette dernière étape est la plus importante pour le classement général, commente Nicolas Jossier. Il ne faudra pas la rater. Nous sommes un groupe de bateaux très serré. »

« Impulsion – Entreprendre en Pays Granvillais » est 22e au général. « Je suis à la place que je m’étais fixée. » Mais huit coureurs sont à moins d’une heure. « Ce sera une étape piégeuse, sur laquelle il risque d’y avoir le plus de bouleversements possibles. Je vais faire ma course. On verra où je me situe à l’arrivée à Cherbourg. »

15 à 20 noeuds de sud-ouest

« Nous aurons du vent de sud-ouest 15 à 20 noeuds pour aller jusqu’au Fastnet. Ensuite, cela devrait être du portant, sous spi, jusqu’à Cherbourg. Tout l’enjeu, c’est la force du vent. S’il y a de la brise, nous pourrions arriver dès mercredi midi. Si le vent est plus faible, nous arriverions dans la nuit ou jeudi midi. »

Le raz Blanchard et ses forts courants marins risquent de bouleverser la fin de course. « S’il y a du vent, nous arriverons tous « à la queue leu-leu ». La différence se fera sur la vitesse de chaque bateau sous spi. Un vent plus faible pourrait créer davantage d’écarts entre les bateaux. Ce sera difficile, même à la pointe Bretagne, où nous devons aller virer une bouée dans le nord de l’île Vierge. Ce sera un premier passage à niveau pour la flotte, il y a beaucoup de courant. »

Prêt pour courir

Après quatre jours d’escale à Kinsale, Nicolas Jossier se sent prêt. « Tout va bien. Nous n’avons pas eu de gros ennuis techniques sur le bateau, j’ai pu me reposer, prendre du temps pour regarder les fichiers de météo. » La flotte larguera les amarres dans le petit port irlandais en fin de matinée.

Nicolas Jossier quitte Kinsale cet après-midi. (Photos Thierry Courtat, Simon Lejeune)

 

Ecoutez l’interview de Nicolas Jossier sur le site de la Solitaire du Figaro :


Bon départ pour Nicolas Jossier à Kinsale

Flash info. 15 h 10 : Selon un premier pointage, Nicolas Jossier est en 23e position à la première bouée du parcours. Il vient d’enrouler la bouée et de hisser son spi. Suivez les classements sur www.lasolitaire.com

Flash info. 15 h 05 : Nicolas Jossier a pris une option à la côte avec un petit groupe de coureurs, dont le leader au classement général, Armel Le Cléac’h (Brit Air).

Flash info. 14 h 45 : bon départ pour Nicolas Jossier et « Impulsion – Entreprendre en Pays Granvillais ». Le Granvillais s’est élancé au deuxième tiers de la ligne, côté bouée, à l’opposé du bateau comité. Le départ a été houleux, avec un deuxième rappel général. Matthieu Girolet (Entreprendre – Lafont Presse) est entré en collision avec Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat). Les deux marins rentrent au port pour réparer et tenter de repartir. L’un est touché à l’étrave, l’autre au niveau de ses cadènes.

Flash info. 14 h : un premier départ vient d’être donné. Mais plusieurs coureurs ont mordu la ligne. Le comité de course vient de lancer un rappel général. Une nouvelle procédure de départ va être engagée. « La flotte était massée au bateau comité, au moins la moitié des bateaux ont grillé le départ », selon les équipiers de Nicolas Jossier présents sur zone. « Une nouvelle procédure sera donnée dans huit minutes. »

Flash info. Nicolas Jossier a quitté le ponton de Kinsale à 11 h 30 ce matin. La flotte est au départ de la quatrième étape de la Solitaire du Figaro. « Le temps est gris, le vent est faible, au 225° : 6 à 8 noeuds », témoignent les équipiers de Nicolas, embarqués sur le voilier granvillais « Geronimo 2 ».

« Impulsion – Entreprendre en Pays Granvillais » paré pour repartir en course

Chantier. Les quatre journées d’escale à Kinsale ont permis à l’équipe de Nicolas Jossier de faire un check-up complet du bateau. « Impulsion – Entreprendre en Pays Granvillais » est prêt à retourner galoper au large. Le départ de l’ultime étape de la Solitaire du Figaro 2010 sera donné demain : près de 400 milles de course jusqu’à Cherbourg. L’arrivée devrait se jouer jeudi.

Bordure

Nicolas Jossier avait été handicapé par quelques ennuis techniques sur la première partie d’étape entre Brest et Kinsale. Un câble logé dans la bôme du bateau a lâché sans crier gare, au beau milieu de la mer de la Manche. François Cléris et Simon Lejeune ont remédié à l’avarie dans le port de Kinsale.

Ce système de palans permet à Nicolas de contrôler la tension sur la « bordure » de sa grand-voile. Lorsqu’il remonte face au vent avec son bateau, le skipper reprend cette bordure pour tendre sa grand-voile. Dès qu’il passe au vent arrière, Nicolas relâche son réglage pour creuser sa voile et lui donner plus de puissance.

Dixièmes de noeuds

Une « bordure » endommagée fait perdre plusieurs dixièmes de noeuds de vitesse. Sur la Solitaire du Figaro, le moindre handicap se paie comptant. Imaginez ! Trente-huit bateaux sont arrivés à Kinsale en moins d’une heure, mercredi soir, après 350 milles et deux jours et demi de course.

François Cléris a réparé le câble de la bordure de grand-voile. (Photos Thierry Courtat)

La bordure permet de régler le creux de la grand-voile.

Le palan est logé dans la bôme de grand-voile.
Simon Lejeune a mené un check-up complet du bateau.

« La flotte a tamponné en arrivant sur Kinsale »

Récit. Nicolas Jossier a amarré son Figaro « Impulsion – Entreprendre en Pays Granvillais » dans le port de Kinsale hier soir, après cinquante-cinq heures de course depuis Brest. « J’ai accumulé pas mal de soucis techniques pendant la traversée de la Manche. Heureusement, j’ai bien navigué dans la deuxième partie de course, à travers la mer d’Irlande. Je perds peu de temps au classement général. » Nicolas, 31e skipper sur la ligne de Kinsale, reste 22e au général. Il est à 3 h 50 du leader, Armel Le Cléac’h, 6e de l’étape.

25 noeuds à Brest

« Il faisait beau à Brest lundi et j’ai pris un bon départ, revient Nicolas. J’étais dans le bon paquet de coureurs. Le vent est monté dans la nuit : 25 noeuds. Au matin, on avait de la pluie à la pointe bretonne, la brume, une mer dure, et 30 noeuds de vent établi. On marchait sous grand-voile et génois, au largue. Les ennuis se sont accumulés à bord : la vanne de transfert de l’eau des ballasts s’est dévissée, la bordure de la grand-voile (un système de réglage, ndr) a cassé… »

« Lugubre »

La traversée de la mer de la Manche, dans 15 à 20 noeuds de vent, est difficile. Nicolas Jossier est à l’arrière de la flotte jusqu’aux Scilly. Il recule jusqu’en 39e position. « Je suis passé au phare de Wolf Rock : c’est lugubre… Il y avait ensuite une bascule du vent à droite à négocier en mer d’Irlande. Il fallait choisir le bon moment pour virer. Ceux qui sont montés très à droite, au dessus de la route directe vers le Fastnet, ont pris de l’avance. »

Superbe Fastnet

« Je n’avais jamais vu le phare du Fastnet de jour. Il faisait grand beau temps quand je l’ai franchi mercredi midi, c’était magnifique. On est tous passés sous spi pour remonter vers Kinsale. On a terminé l’étape dans un vent thermique : au près serré. La dernière partie du parcours, le long des côtes irlandaises, était intéressante. Le vent était instable sous les falaises. Il y avait beaucoup d’oscillations à exploiter pour jouer. Un groupe de bateaux, près des trois quarts de la flotte, est parti au large. Je suis resté plutôt près de la côte, comme Adrien Hardy, qui était devant avec Yann Elies. Nous avons touché la bascule de courant portant avant ceux qui étaient au large. Nous avons avancé avec le courant, et la flotte a « tamponné » en se serrant sur la route directe. Les écarts qu’il y avait au phare du Fastnet se sont réduits. Je suis revenu dans le paquet de bateaux. »

Arrivée groupée

L’arrivée s’est jouée groupée à Kinsale. Trente-huit bateaux ont franchi la ligne en moins d’une heure ! La flotte est allée vite : un sprint de 350 milles. Plusieurs skippers ont déchiré leur grand spi dès la première nuit de course. « Je n’ai pas eu de pépin dans le gréement. Mes voiles sont en bon état, explique Nicolas. Mais nous allons avoir un peu de boulot sur le bateau à Kinsale. Quelques bricoles nous attendent. » Son équipe technique va s’y atteler dès ce matin, après un arrêt au pub hier soir pour savourer une bière irlandaise avec son skipper !

Nicolas Jossier est arrivé hier soir à Kinsale. (Photos Simon Lejeune)

31e à Kinsale : Nicolas Jossier se maintient au classement général

Flash info. 21 h 30 : Nicolas Jossier arrive à l’instant à quai à Kinsale. Le skipper d’Impulsion – Entreprendre en Pays Granvillais se classe 31e, au coude à coude avec Karine Fauconnier et Eric Drouglazet, vainqueur de la Solitaire du Figaro en 2001. Ils sont huit bateaux classés en dix minutes. Au classement général, Nicolas Jossier maintient sa 22e place. Il a contenu derrière lui ses concurrents directs. Il concède 48 minutes au vainqueur de l’étape, Adrien Hardy, qui revient à la 17e place au général. Les premières réactions du skipper d’Impulsion – Entreprendre en Pays Granvillais à découvrir dès demain matin.

Flash info. 20 h 45 : Nicolas Jossier devrait couper la ligne d’arrivée d’ici moins d’une demie heure, à Kinsale. « Ils se bagarrent jusqu’aux derniers milles, c’est impressionnant, témoigne Simon Lejeune, présent sur la zone d’arrivée à bord du voilier granvillais « Geronimo 2 ». Il fait très beau, le vent est soutenu : 12 à 13 noeuds d’ouest à nord-ouest. Le vent a tendance à accélérer dans la baie. La flotte est sous génois, au débridé. » Nicolas Jossier est pointé autour de la trentième position.

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